Lors de la marinisation du moteur, je n’ai pas réalisé un circuit « haut » de liquide de refroidissement permettant un dégazage du moteur. Avec les cavités du bloc, des bulles d’air se créent et il faut les évacuées en établissant un retour au vase d’expansion. Cela nécessite un vase avec un point de piquage haut, mais aussi un point de piquage supplémentaire sur le moteur. J’ai percé, taraudé et posé un piquage en laiton sur l’échangeur. Le refrodissement est maintenant optimal.
Afin de protéger tout ce petit monde, j’ai construit une descente en CP 12mm pour les flancs et CP 18mm pour les marches. L’ensemble est monté à l’aide de tasseaux vissés/collés. Le coté sportif est arrivé lorsqu’il a fallu rentrer cette descente dans le bateau. Là aussi, le jeu vidéo Tétris aide beaucoup…

Vendredi 9 mai, le circuit électrique bi-polaire (masse isolée) du moteur est installé, le tableau de bord est opérationnel. La partie « moteur » est terminée, il tourne comme une horloge.

500 kilos de plomb sont ajoutés dans les fonds, juste posés dans des bacs en plastique afin de pouvoir les déplacer une fois le bateau terminé pour ajuster l’assiette. Le bateau pèse à ce jour 7.5 tonnes, il manque encore 400 kilos de plomb, le réservoir d’eau, les façades de meubles et le vaigrage. Le poids en ordre de marche, bateau armé, sera aux alentours de 8.5 tonnes.

Un essai lors d’un changement de place dans le bassin à flot a permis de tester le moteur, avec l’hélice enfin suffisament profonde pour ne plus caviter. La puissance et la réactivité du bateau sont nettement améliorées. Par contre, l’inertie est énorme : au point mort, il faut plusieurs centaines de mètres pour casser l’erre (la vitesse) du bateau. Les manoeuvres demandent une grande anticipation. Heureusement, un coup de marche arrière freine efficacement le bateau. Il est juste dommage que le gouvernail ne serve à rien en marche arrière. Le pas de l’hélice fait partir la poupe à tribord, et la position du safran ne modifie en rien la direction du bateau. A prévoir…

L’accastillage de pont avance, le prix exorbitant des accessoires (winchs, bloqueurs) oblige à chiner. Il me manque deux winchs self-tailing en 16 ou 32 pour les drisses revenant au cockpit, et 4 ou 5 bloqueurs à cames spinlock XA (ancien modèle). J’ai monté le foc de 27 m², mais j’ai du faire une estraupe de 40 cm afin qu’il passe au dessus du balcon. La grand voile, quant à elle, a une ralingue de bome trop grosse pour ma bome, elle est donc chez le voilier du coin pour modifications, je la récupère fin mai. Les premiers essais à la voile auront donc lieu début juin.

Samedi 24 mai 2003, les éléments de sécurité commencent à arriver sur Quasar. Coupe-circuit bi-polaire, bouée fer à cheval avec son feu de retournement, tableau électrique avec branchement définitif, …

J’attends la réception des poulies de pied de mât et de la GV modifiée, et j’espère aller faire une petite nav sur la Garonne le week end prochain. Il me manque 2 winchs, 4 bloqueurs, une VHF, une annexe, un sondeur, les fusées de détresses et encore quelques trucs de sécurité… Il faut aussi que je pense à appeler les douanes, Quasar étant belgisé, il est un étranger ici en France.

Samedi 7 juin 2003 : je suis montée pour la première fois en tête de mât, à l’aide de la drisse de grand voile, attachée de mon coté à une chaise de mât et de l’autre coté à une voiture. Avec l’aide d’un ami qui reculait la voiture, je montais sans effort, c’est très impressionnant. Plus de 16 mètres au dessus du niveau de l’eau, ça fait vraiment très haut…

J’ai ainsi pu resserrer l’antenne VHF, changer la pièce en inox cassée lors du matage et permettant de bloquer le hauban en bout de barre de flèche, poser l’étai larguable, poser les poulies de lazy jack.

J’ai récupéré ma grand voile, avec une nouvelle ralingue de bome, j’ai pu la gréer sur la bome sans problème. Après réception des coulisseaux adaptés, la GV est maintenant prête à être envoyé, le lazy jack marche très bien, lorsque j’affale la voile, elle se range toute seule sur la bôme : un vrai bonheur. J’ai ajouté un winch 16ST et quelques bloqueurs, je peux envoyer la GV depuis le cockpit et sans effort.

A ce jour, le moteur est OK, le gréement est OK, tous les éléments permettant à Quasar d’avancer sont prêts. Il manque maintenant l’armement de sécurité (gilets, fusées, radeau de survie, boite à pharmacie, …) et le matériel de navigation (compas de route et de relevement, sondeur, GPS, VHF). Le budget pour tous ces équipements est d’environ 1300 euros compte tenu du fait que je vais acheter un radeau de survie périmé. En France, ils sont déclarés comme périmés après 12 ans, mais il reste sûr encore quelques temps après.